vendredi 13 septembre 2013

Beaucoup de chance.


J'ai :
- une famille qui m'aime, même si nous avons été trop éprouvé par la vie ces dernières années.
- eu un père qui m'a adoré, même si il me manque terriblement.
- des amis fiables qui m'ont connu au plus mal et aimé , même si j'ai l'impression de m'y prendre mal pour leur exprimer mon attachement.
- un homme qui m'aime, même si il est loin.
- une belle maison, même si elle demande de l'argent, du travail et du temps.
- un métier qui me plait, me permets de vivre de façon descente, même si il est exigeant.
- un petit chien ravissant, même si il fait une dépression nerveuse (je vous en parle demain).

Pour tout cela, je me dis tous les jours que j'ai beaucoup de chance. Je ne veux que rien de tout cela ne s'arrête. Cela m'effraie un peu d'être riche de tout cela et d'avoir autant à perdre.


(En photo, ma nouvelle obsession une trinity de chez Cartier...)

dimanche 8 septembre 2013

Le week-end parfait


- dormi dans une chambre parfaite
- traîné en tshirt, jeans, ballerines.
- mangé un foie gras génial accompagné de floc au prix d'un Mac do
- bu des tisanes 
- regardé le début de la saison 3 de Downton Abbey


- acheté une jolie paire de boucle d'oreille en perles
- lu des revues sous les arcades de Labastide d'Armagnac
- fait une soirée avec de nouveaux soins et un nouveau sèche cheveux vraiment idéal.



Errare portugalum est.


Rions un peu sur le thème Yuzu, cette grosse poire. Nous sommes à Belem, après une visite au formidable musée de la marine. A quelques pas de là se trouve la pasteleria que tout les guides présentent à grand renforts d'adjectifs comme le Ladurée portugais.

La serveuse est très agacée et impolie, ne consent à parler ni anglais, ni français (quelle blague), mais il ne sera pas dit que je ressortirai de là sans rien. Alors je désigne au hasard dans la vitrine (où absolument rien n'est indiqué), diverses pâtisseries, sûre de moi, l'index ferme. Je me fais emballer le tout et règle ce que je dois. 



Une fois installées dans le parc, nous constatons que j'ai acheté.... Un assortiment de beignets salés, à la morue et à la viande épicé. 

C'était bon certes, mais franchement je vais rester fidèle à Ladurée (France) et à la qualité de son service clientèle finalement. 

vendredi 6 septembre 2013

Réception dans le parc.













Robe : Hugo Boss
Veste : Liu Jo
Chassures : L.K Benett
Coiffure : l'image de soi à Plouhinec

Maquillage identique à la veille, auquel j'ai ajouté des météorites de Guerlain et une rouge à lèvres rose divine T.Leclerc.


La témoin était en noir.

Je ne raffole pas des mariages. Cependant puisque ma grande (1m80 tout de même) copine a décidé de me faire l'honneur d'être son témoin j'ai sorti deux tenues adaptées à la mairie et à l'église. Je vous livre la première version. 




Robe h&m. Gilet etam lingerie. Ballerines Bugatti.
Vernis samoan sand OPI. 
Maquillage : bare minerals (yeux), terracota light guerlain, fond de teint hydratant Orlane (teint), blush Lancôme (pommettes), Daria pink Lancôme (lèvres), or impérial Guerlain (corps). 





lundi 26 août 2013

L'extase dans la cidrerie d'Usurbil


Il y a des gens qui reviennent du pays basque avec des espadrilles et des coups de soleil et les autres. Si c'est pour vivre les vacances "en parisien" autant rester chez soi, n'est ce pas? 

Aujourd'hui je vous emmènes dans l'endroit que je vous recommande le plus chaudement du monde. Si nous étions dans une vie rêvée, ce restaurant serait ma cantine. 

Ça se passe à Usurbil, il n'y a pas de panneau, pas de réclame, rien.... Et oui, avez vous besoin d'une pancarte pour rentrer chez vous? 

A peine installées au milieu d'une table d'une bonne trentaine de convives tous basques (et parlant donc basque, quelle lapalissade je fais là), la gentille dame dynamique qui nous servait est venue nous plaquer sur la nappe en papier une bonne grosse baguette de pain croustillant et des tranches de saucisson délicieux. Elles nous a expliqué le plus doctement du monde que les énormes fûts de plusieurs centaines de litres n'était pas là pour la déco, mais pour se servir à volonté, de toutes les boissons (de production locale) que nous souhaitions.



A ce moment là j'étais déjà hystérique, car je sentais ce qu'il allait se passer. J'étais à la maison. Les types autour de moi avait des mains larges comme des battoirs, la chemise à carreaux était rigueur (coup de bol, j'en portais une de chez Armor Lux), les plats chargés comme des offrandes défilaient autour de nous. J'ai engagé la conversation avec les voisins, qui m'ont expliqué qu'à eux 4, ils représentaient tous le pays basque espagnol de Bilbao à Vitoria-Casteis, en passant par San Sébastien. Je leur ai répondu que je venais du Finistère, devant leur mine incrédule, j'ai dédaigné ma carte d'identité délivrée par la préfecture de Quimper. Non seulement ils connaissaient, mais mieux que la majeure partie des français.
Nos plats sont arrivés, ils m'ont ordonnés de manger qu'on parlerait plus tard. J'ai obéis et ne me suis pas fait priée pour finir mon assiette. 
Cette cidrerie est pour moi LE restaurant de l'année. Celui qui lamine tous les autres d'un bon gros revers de la main sur une table en bois. 
Les poivrons fourrés à la morue m'ont donnée envie d'apprendre le basque et vite... 



Les chiperones en su tinta étaient eux aussi des merveilles, primitives et raffinées.



Ma mère a succombé devant je cite "la meilleure viande depuis des années", en la présence d'un tournedos sublime servi avec des poivrons et des frites maison croustillantes et douce. 



Le coup de grâce, celui qui vous fait tombée amoureuse à jamais est arrivé avec la meilleure association jamais tentée dans le domaine du fromage : brebis (forcément basque), pâte de coing et noix. J'en veux plus, toujours plus. 


On s'est quitté avec un café fort à réveiller les morts, comme celui de la cambuse du chalutier de mon parrain. 

J'ai le droit de venir quand je veux, mais vite, qu'ils m'ont dit. 
Je reviens bientôt, coureuse de grand chemin que je suis, mais je ne sais pas quoi leur rapporter de meilleur que ce que eux m'ont servi ce soir là. J'ai dessinée la Bretagne sur la table, pour leur montrer d'où je venais vraiment. Ils ont validé. On s'est moqué du cap Finistere de Galice, en se disant que c'était une contrefaçon du mien. 

En repartant, j'étais triste de laisser des gens comme je les aime et heureuse de savoir qu'ils existent. 

Je vous donne l'adresse à une condition, si vous y aller, ne jouez pas les touristes. Préparez vous à prendre dans vos bras un monde. Ne soyez pas observateur et participez à cette grand messe payenne avec toute votre ferveur gastronomique. 

Demandez la moi.