jeudi 9 mai 2013

Rationalité, et garde robe





Je vous parlais hier de mon envie de "simplicité raffinée". La riche idée que voilà me direz vous... Lorsque cette année, ma maison me prend la plus grande partie de mon budget sorties/cosmétiques/culture/vêtement, faire les bon choix en matière d'achats de plaisir devient plus délicat. Oscar Wilde (qui rappelons le est mort ruiné) disait qu'il n'avait pas les moyens d'acheter de la piètre qualité, cela le fait donc un point commun avec lui. 

Ces jours derniers, lors de la peinture de mon dressing (oui, oui, à l'américaine!), j'ai commencé à réfléchir à la façon dont j'allais ordonner l'endroit. Cela m'a amené à me demander quelle relation j'entretiens aujourd'hui avec ces vêtements qui d'ici peu auront une pièce dédiée à leur usage. 

Force est de constater qu'entre des matériaux pour mon loft, ou une nouvelle paire de chaussures, le choix est vite fait, et penchera toujours du côté du béton. En conséquence, j'ai découvert un très bon cordonnier histoire de faire du neuf avec de l'usager. 

J'ai fait poser de nouvelles semelles complètes à des bons basiques en matière de chaussures, rafraîchit au passage une paire de derbys avec des lacets rouges vifs et investi dans des produits pour le cuir de bonne qualité. Au total, pour une centaines d'euros (soit le prix d'une paire d'escarpins descents) j'ai redonné une vie à trois paires et me suis offert de quoi entretenir le tout. Je suis très satisfaite du résultat et souhaite recommencer régulièrement. 

J'ai longtemps été le genre de personne qui même en grandes marques semblent sortir d'une friperie (chemises pas repassées, ourlets de pantalons bâclés, sacs capharnaüm). Depuis quelques temps, je tache de faire évoluer cela, même si j'ai une vraie sainte horreur d'être trop apprêtée et que pour moi un vêtement, qui plus est, de qualité, se doit d'être un peu patiné et fait à son propriétaire, si on ne veut pas donner l'impression de la "marque pour la marque". 

Je remarque aussi que j'accorde plus en plus de crédit aux accessoires et de moins en moins aux vêtements, c'est grave docteur? Si un sac à main est forcément pour moi l'œuvre d'une belle marque (avec si possible une qualité "sellier"), je réalise que je n'apporte vraiment pas grande importance aux griffes de mes vêtements basiques. Les grandes enseignes me fournissent largement quand à ce qui est de TEE shirt, pulls, one-shoot robes (un concept que je développe très vite promis). J'ai remis à jour, des préceptes établis à l'époque pas si lointaine de mes études :

- jamais plus de 60 euros pour une paire de chaussures,
- jamais plus de 20 euros pour un haut,
- jamais plus de 50 euros pour un pantalon,
- jamais plus de 50 euros pour une robe de journée, 
- jamais plus de 100 euros pour une robe de soirée, 
- jamais plus de 40 euros pour une jupe.

Reste quelques exceptions pour lesquelles je regarde moins à la dépense :

- des jeans (en majorité des Levi's, pour les week-end et des Joe's, pour les autres jours) pour lesquels je ne peux pas transiger tellement ils sont mis à rude épreuve avec moi. 

- la lingerie pour des raisons anatomiques biensûr, mais aussi car c'est un domaine dans lequel je n'arrive pas et n'arriverais jamais à baisser mon niveau d'exigence tant que j'aurai envie de me déshabiller devant quelqu'un ou traverser ma maison en petite culotte avec un minimum d'estime personnelle. Dans mon petit esprit tordu, il est plus important d'être présentable dessous que dessus car finalement, le dessus s'enlève très vite et le dessous n'est vu que par les gens qui m'importe vraiment (môman, mon cher et tendre, Yuzu, et moi).

- les manteaux car objectivement, dans ce registre et pour paraphraser la mère de Naomie Watts dans Minuit à Paris, "Tu paies pour deux sous, tu en as pour deux sous". Il y aura donc toujours quelques dizaines de  billets qui traînent dans ma bibliothèque pour ça (je cache toujours des billets de 10 euros un peu partout dans mes livres personnels cela permet de se faire une petite réserve d'argent sans même y penser).

Demain je reviendrais avec le haul de mon "opération commando déstockage Armor-Lux".

Et vous, avez vous des préceptes vestimentaires? Des sommes plafonds par vêtement? Sur quoi faites vous des économies?

En photo, l'objet de mes envies du moment, une robe joyaux de chez H&M, que j'aimerai porter pour une occasion particulière. 


À sentir et à goûter

Pour mon anniversaire, de la couleur et du goût. Quelques photos prises dans l'instant.












mercredi 8 mai 2013

Puisque c'est mon anniversaire, une deuxième chanson....



La chanson du jour : to carry the small things de Mina Tindle


Le choc de simplification appliqué aux cosmétiques

N'est pas Jean-Marc Ayrault qui veut... À hauteur de Yuzu cela donne, une grande remise à zéro du rituel quotidien. Depuis presque deux mois, je conjugue un emploi du temps chargé et une volonté de greenwashing soft. 

Le but idéal serait d'atteindre une "simplicité raffinée", une équation qui se résumerait à cela : 
Propre + bien choisi + healthy = beau

Un des premiers geste dans ce grand nettoyage a consisté à réduire mon rituel quotidien à trois produits triés sur le volet.



Les critères de mon cahier des charges étaient les suivants :

- des compositions impeccables
- cruelty free
- autant AB que possible
- des plantes et rien que des plantes
- et surtout un résultat "moi-après-six-mois-à-manger-des-carottes-bio-et-virevolter-dans-les-champs"


Cela donne le rituel suivant :


Je commence la journée avec Le réveil matin d'essanciagua. Cette marque est ni plus ni moins que mon énorme coup de cœur du moment. Le réseau de diffusion est on ne peut plus confidentiel, mais si cela vous intéresse ils ont une jolie boutique en ligne. Ils se présentent à juste titre comme des producteurs de grands crus d'huiles essentielles et bénéficient d'une démarche sans l'ombre d'un reproche, tant quand à la moralité et que la qualité de leurs produits. Le réveil matinque j'utilise depuis un bon mois est un composé d'hydrolats (des eaux de plantes ni plus, ni moins), hydratant, cicatrisant et décongestionnant. Je le pulvérise largement sur mon visage et laisse doucement mes traits se défroisser avant de tamponner l'excédent avec un coton. Le résultat es assez bluffant des les premières utilisations.




Le soir après un démaquillage, je me lave le visage à l'eau tiède avec ce qui reste à ce jour pour moi le nettoyant le plus doux que je connaisse de chez Lavera à la Mélisse et à la Mauve.





Le matin comme le soir, je retrouve ensuite LA référence pour moi depuis des années, celle à qui j'ai beau faire des infidèlités, mais qui reste mon inégalée : La crème nirvanesque de Nuxe, qui a le bon goût de réunir dans ses actifs des graines de lotus, de la guimauve, de l'amarante, de l'huile de rosier muscat et du coquelicot. L'odeur est biensûr celle bouquet fraîchement coupé le matin dans mon jardin, et l'effet impeccable quand à ce qui est des traces de fatigue.

Voilà comment avec la bonne trinité, on gagne du temps et du résultat pour moi. Je dois avouer que cela fait des années que je n'ai pas fait si simple et que je n'ai pas non plus été aussi satisfaite.

Je continue biensûr à y adjoindre un bain de vapeur/gommage/masque par semaine mais là c'est une autre histoire...


mercredi 1 mai 2013

Bon premier mai




Je vous souhaite un bon premier mai à toutes. Et pour fêter ça je pars poser du lambris...p

Hinoki

Avant je pensais naïvement aimer les sushis, et savoir de quoi il en retournait en matière de cuisine japonaise. Et puis je me suis pris une claque magistrale au détour d'une rue de Brest en poussant la porte discrète d'Hinoki.


Vous vous souvenez forcément de Lost in translation, et bien c'est exactement l'atmosphère qui m'a sauté à l'esprit par la conception ultra intimiste de la salle. Je me suis sentie immédiatement hors du temps, tant et si bien qu'en en ressortant plus de deux heures plus tard, j'avais le sentiment d'y être entrée seulement quelques minutes plus tôt. 



Pour ce qui est du dîner, je suis allée de redécouverte en redécouverte, en commençant par me rendre compte que, oui, je pouvais vraiement aimé le saké et que la soupe miso (que j'adore pourtant dans sa version mainstream) pouvait connaître des déclinaisons d'une subtilité insoupçonnée.


Vous allez vous dire qu'à chaque fois je vous fait le coup de la fraîcheur du poisson... Et bien, je vais une fois de plus je vais vous venter le caractère impeccable de celui ci. Le choix de leurs variétés est totalement cohérent avec la saison et le fait que nous nous trouvons à Brest.





Tout m'a semblé extrêmement bien conçu, d'une mesure et maîtrise impeccable. Les textures du riz et des feuilles de nori étaient aussi d'une teneur totalement inédite pour moi. 



Après un thé grillé, je suis rentrée, légère, et grisée des heures passées. Heureuse d'avoir trouvé un lieu d'insularité supplémentaire, à mettre dans mon petit atlas des endroits espérés et inattendus. 

Oui, ça à un prix, mais ça le vaut.